Calipso deep

Calipso deep

Le texte de la nouvelle est presque finalisé quand Pierre me fait une commande amicale. J’ai mis un peu de temps à choisir quel détail j’allais mettre en avant. Mais après deux ou trois lectures pour bien m’imprégner du sujet, un passage m’a parlé plus qu’un autre. Il évoque une sorte de cité sous-marine d’une civilisation inconnue. Je venais d’avoir ma tablette depuis peu et voulais tester ses capacités. Rien de tel qu’un premier projet numérique pour se lancer !

Le matériel de plongée

Mon ipad pro avec le pencil et procreate :
je suis parti d’un format A4 défni par défaut. Habitué à utiliser Photoshop, l’utilisation de Procreate reste un peu improvisée au moment où je commence le dessin. Cela chamboule mes habitudes numériques. Mais très vite, je prends mes marques et j’arrive à produire un dessin satisfaisant.
J’ai naturellement réalisé quelques contours pour placer la scène. Ce qui est vraiment bluffant avec cette technique, c’est la rapidité d’exécution. Le matériel réagit très bien sur ce point. Cela ouvre aussi une forme de relative liberté. Je me laisse aller à dessiner sans peur de tout gâcher car il est toujours possible de revenir en arrière. Parfois, c’est ce non retour qui me motive car cela laisse la place à plus de surprises. On obtient des effets non désirés qui peuvent anéantir un dessin ou alors mettre en valeur une texture, une lumière. Un accident prometteur.

Le texte, l’impulsion :
« En premier plan se trouvait une ville d’un genre nouveau. La palette de couleurs des lumières et bâtiments n’avait d’égale que la diversité de formes composant l’architecture. Une myriade de véhicules filait à grande vitesse, ondoyant au travers de cet urbanisme organique. L’ensemble laissait une impression d’harmonie, la ville elle-même semblait vivre, respirer. »
Vous pouvez aussi prendre le temps de lire la nouvelle Calipso Deep de Pierre Bigarré dans son intégralité.

Et pourquoi pas le contacter sur son site, il est aussi sophrologue

Transcrire le mystère des profondeurs

Le choix des perspectives est assez aléatoire, un peu comme toute la construction du dessin. Je veux ressortir cet aspect sous-marin, englobé par les profondeurs. Je ne souhaite pas non plus un dessin trop précis, léché. Et de toute façon, mon temps est limité pour proposer quelque chose qui mériterait de travailler sur une précision comme un format A3 en 600 dpi.

Les couleurs sont elles aussi un peu improvisées. Ne sachant pas trop à l’avance quelle teinte et saturation je vais choisir pour illustrer les profondeurs. En revanche, dès le départ, je pars sur une sorte de texture fusain pour englober l’ensemble. Ma première idée c’est de me lancer dans un fusain coloré et sortir du noir/gris. Sur ce point, au final, ce n’est pas totalement ce que je souhaitais réaliser. Cependant, je reste suffisamment satisfait du résultat pour le proposer à Pierre et illustrer sa nouvelle.

Matériel utilisé pour réaliser des dessins inspiré de l’univers de mad max Article précèdent From Mad Max
Article suivant J’ai rencontré un pirate…