from distorsions d’André Kertész

from distorsions d’André Kertész

Je continue mes mercredis soirs à l’école de dessin et le sujet cette année est « l’art et la transformation ». J’ai décidé de Robertfranker le livre distorsions d’André Kertész. des photos de modèle vivant un peu particulier. Les corps humains sont comme en pleine transformation. C’est à la fois fascinant et aussi troublant.

Premiers essais

Je continue tranquillement mon exploration de l’aquarelle, et j’avoue que je m’amuse avec les couleurs, les mélanges, les volumes. Je commence à sculpter la lumière. Ho bien sur, j’ai encore beaucoup de travail pour maîtriser encore les mélanges, les quantités d’eau et même certaines techniques de base de l’aquarelle. Mais au moins, ça avance !

Celui-ci semble tout droit sorti de mes pires cauchemars. Le reflet bizarre d’une sorte de reste humain provenant d’un décor du film « the thing ». C’est mon premier choix, pour tester. La difficulté, c’est que je dois être plus précis sur certains détails car il n’y a pas de silhouette pour retrouver un corps féminin. Il est parfois difficile de repérer ce que je dessine.

Vu sous cet angle, l’art et la transformation paraît un peu noir, sombre, malfaisant. Le choix des couleurs y est pour beaucoup mais la déformation des corps donne une ambiance très particulière. Il serait peu être intéressant de réaliser des modèles vivants en créant le même type de distorsions. Dès que j’ai l’occasion, j’essayerai.

Nouvelle session avec « distorsions » d’André Kertész

Toujours trois couleurs à partir d’une photo noir et blanc. l’aquarelle joue pleinement son rôle aquatique. J’ai ici, deux bleus et un rose. Avec l’es transparences de l’aquarelle, on arrive à dégager du volume tout en douceur. Ce n’est pas toujours évident car les couleurs choisies ont une transparence quasi identique. L’inconvénient, c’est que je n’arrive pas à pleinement dégager un noir profond pour rester fidèle à la photo d’origine. Mais l’avantage, c’est que je suis moins contraint à commencer avec la couleur la plus claire. j’ai bien effectué une base bleue claire, pour aller vers le plus foncé et finir par le rose. Cependant, j’ai pu revenir dessus sans trop me soucier des couches succéssives.

J’ai repris en passant mes crayons aquarelle pour tester. On voit mieux les détails mais le marron ne réagit pas très bien et ne propose pas un super contraste. Cependant, on lit beaucoup mieux la photo. Je préfère robertfranker pour le moment, cela permet de donner plus d’impact.

Un peu plus profond dans l’abstrait

Toujours à la recherche de la couleur, des lumières, j’oublie parfois le sujet lui même. Les photographies d’origine sont parfois difficile à comprendre, à analyser. Plus de béquilles pour se repérer dans l’espace, plus de formes trop connues ou alors seulement un vague souvenir qui vient titiller notre perception du corps. Je peux enfin me consacrer à travailler les nuances et les formes et mettre de côté l’aspect esthétique du corps. Même si, par la force de l’habitude je m’ingénue à retrouver un semblant de forme compréhensible. je pensais utiliser juste le rouge et le vert mais un beau bleu trouvé un fond de palette me permet de trancher entre le. sujet et le fond.

Je reste simple avec mes trois fond de couleurs, le vert utilisé ne ressort pas assez. il semble pourtant intéressant lors de quelques petits essais sur un bout de papier qui trainait. Ce qui est certain, c’est que les photos ont quelque chose d’oppressant, d’inquiétant. Ce serait bien de pouvoir obtenir le même genre d’effet sur le papier.

Je tourne la page et je trouve une autre forme ou l’on reconnaît seulement vaguement des pieds. Je tente une nouvelle feuille en moins de 45 minutes, j’ai encore le temps. Au final, certains mélanges fonctionnent bien mais on ne comprend vraiment plus ce que l’on voit. Enfin, je crois. à deux feuilles par semaines, je devrais terminer le livre, en juin prochain seulement. Heureusement, je devrais avoir du temps prochainement et aller un peu plus vite pour m’enfoncer un peu plus dans ce univers de corps mélangés, de chairs déformées, de sensation étrange.

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