From Mad Max

Matériel utilisé pour réaliser des dessins inspiré de l’univers de mad max

Reprenant les bolides de « Mad Max furyroad », film que je suis allé voir deux fois au cinéma à sa sortie, il m’a semblé que je pourrais, pourquoi pas, travailler ces gros véhicules pour m’entraîner un peu et pousser plus loin aussi l’ambiance.

Comme d’habitude, je pousse la musique à fond, je me mets du gros rock et je me lance !

Du matériel et un peu de nitro pour aller plus vite

Pour cette fois, je teste quelques nouveaux crayons : les Neulands que j’ai acquis pour faire de la facilitation graphique (complètement une autre fonction). Je les teste pour le dessin, sur un carnet acheté il y a deux ou trois mois.

Un crayon à papier
Trouvé dans mon tiroir magique, je prends souvent un 2B mais pas trop gras quand même, c’est juste pour les tracés préparatoires. Il faut que ça glisse et surtout que cela ne fasse pas trop de traces sur le papier. Comme je n’utilise pratiquement pas de gomme, je dois juste faire attention à ne pas sélectionner une pointe trop dure.

Deux crayons Neuland TwinOne
L’orange à l’encre indélébile (010), je prends la pointe pinceau pour pouvoir réaliser des traits fins et larges, faire des remplissages corrects. Le suivant est Le gris de base (101). Je le garde pour les finitions et les ombrages.  

Un Moleskine blanc de taille (presque A4)
Je trouve que le papier n’est pas assez absorbant. Après quelques tests, il résiste suffisamment. Si on n’applique que d’un côté cela fera l’affaire pour cette fois. Je vais devoir économiser et ne pas repasser trop de fois sur la surface du papier.

Les Neulands tiennent leurs promesses et ne traversent pas le papier pourtant très fin. Bon, il ne faut quand même pas s’acharner et rester très léger. La combinaison 010 et 101 permet de d’obtenir des noirs profonds et de profiter que l’un ne bave pas avec l’autre. C’est un super feutre, résistant, qui permet de faire ses aplats très vite. Le gris propose des pigments vraiment très profonds qui brillent en plus avant séchage. J’arrive parfois à conserver cette brillance lors de la prise de photos. Pour le crayon, j’ai définitivement besoin d’un 2B minium pour le Moleskine car le papier est vraiment très fin. J’apprécie la couleur blanc cassé [les accords des couleurs, un des nombreux pièges de la langue française] mais il ne supporte pas trop l’humidité. Ça gondole très vite et cela change de l’aquarelle.

Pour mes premiers essais, j’ai utilisé de l’aquarelle, mais le papier a vraiment tendance à ne pas supporter trop d’humidité. Je garde mon carnet pour le moment, il a l’avantage de proposer beaucoup de feuilles très fines qui prennent moins de place dans les voyages. J’ai du coup délaissé un peu l’aquarelle à cause du papier. Je ne souhaite pas changer de support pour le moment.

Une mécanique en trois étapes

Je recherche un juste équilibre entre précision et instinct. Un dessin trop léché est souvent plat à mon goût, il est trop préparé et trop convenu. Cette fois-ci, je cherche à sortir un peu mes tripes. Le mixte noir & blanc est bien pour cela mais souvent, je me retrouve à flipper quand il s’agit de passer au plein. Une erreur vite arrivée et c’est foutu (enfin presque).

Je passe donc en mode 3 étapes :

le crayonné : sur une référence d’image, je m’assure que les proportions sont là et que le dessin est à peu près équilibré. Je prend le temps de revenir sur certains détails mais sans trop appuyer à cause du papier plutôt sensible. Je n’utilise que très peu la gomme. C’est même une perte de temps. Le crayon doit être bien taillé mais proposer une pointe arrondie pour vraiment glisser sur le papier. C’est de cette façon-là que je l’apprécie le plus.

le noir : la pointe pinceau m’est familière mais je trouve le crayon un peu trop large pour dessiner. Ce n’est pas le premier usage que j’en ai prévu mais il me semblait important de le tester sur une surface A4 pour le dessin et voir comment il se comporte. C’est vraiment agréable. Le pinceau glisse sur le papier, je ne maîtrise pas encore les traits très fins, mais je remplis la feuille à une vitesse incroyable. Attention quand même, le crayon sèche vite, il peut en rester un peu sur la paume de ma main droite. C’est un régal. Il masque bien les surfaces rapidement, réagit bien à différentes inclinaisons.

Le gris :le même feutre avec les mêmes capacités remarquables. Cette encre (010) n’est pas indélébile, il réagit encore plus aux frottements et semble mettre plus de temps à sécher que le précédent. Mais je ne l’utilise que pour certains effets de lumière, remplir certains vides, proposer un peu plus de profondeur. Rattraper parfois certaines imperfections (celles qui me semblent trop voyantes).

Réflexions sur le road trip

Pour le moment, il me faut presque deux heures pour faire 5 dessins. J’aimerais vraiment arriver à passer à la vitesse supérieure pour arriver à une moyenne de cinq en une heure (environ 10 minutes max par dessin). Pas facile à atteindre, surtout que la qualité pourrait s’en ressentir. À force de sessions, je devrais y arriver.

J’utilise encore trop de noir ou trop de couleur parfois, et je ne me sers pas assez du blanc de la feuille. Le crayonné vient me rassurer mais je devrais me faire un peu plus confiance et me lancer directement à l’encre. Réduire d’une étape le processus devrait me faire gagner du temps.

Le papier me convient bien car il m’oblige à être précis, à économiser les traits et garder un tracé léger. Je continue en revenant sur des personnages tout en restant sur la thématique. Je prends encore un peu trop de références mais je devrais pouvoir passer à un plus de dessins de création prochainement…

Et si cela se passait en France ?