Le bal mécanique

Le bal mécanique

Dans la fraîcheur du matin,
un maître aboie sur son chien
qui gueule sur des passants bruyants.

Dans un balai mécanique puissant
dansent tondeuses, souffleuses et gyrobroyeuses.
et la procession pétarade en rythme.

Ils rabotent le sol méthodiquement,
découpent le moindre brin d’herbe,
et façonnent un paysage plat.

Ces mouvements chronométrés, cette précision du geste,
avec la légèreté et la souplesse d’un pachyderme,
m’évoquent les hippopotames de Fantasia.

Bref, mon réveil est aussi émouvant que de se faire piquer par une chenille processionnaire.
Mais la pelouse de ce parking privé d’en face va être “ultra” propre, ENFIN !

Avec du recul, je ne suis pas si éloigné de ces jardiniers.
Je suis peut-être juste un peu plus silencieux.
Après une pause cérébrale, je ressens ce besoin de “propre”.

Alors je planifie des “listes de courses“ avec entrain :
+ recontacter quelques contacts avant la grande migration du mois d’août
+ préparer mes formations et commander encres, feutres, recharges et papier
+ lister mes projets en attente, les prioriser pour mieux les réaliser
+ nettoyer ma boîte mail en friche et me désabonner aux newsletters que je ne lit jamais
+ trier mes notes, mes carnets et mes idées en vrac laissés en suspens

Vous faites quoi pour l’été quand vous retrouvez votre environnement de travail délaissé, le temps d’un souffle.

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